12ème mot doux d’Hermine – Appel d’Edouard PAPALSKI pour les Commémorations du centenaire de l’immigration massive des travailleurs polonais en France

Chers internautes de France et d’ailleurs,

 

Vous l’avez constaté en lisant les divers articles de ce site « Pologne Immortelle », ce blog a pour mission essentielle de mettre en lumière les personnages qui ont fait la gloire de la Pologne depuis des siècles, qu’ils soient rois, scientifiques, écrivains, poètes, musiciens, peintres, cinéastes, leaders patriotes, héros (ou pape !) trop oubliés ou méconnus en Occident.

Cependant, pouvons-nous oublier tous ceux qui, pour anonymes qu’ils aient pu être, ont représenté dignement la Pologne d’où ils provenaient ( Je veux parler bien sûr de ces innombrables travailleurs arrivés massivement en France entre les deux guerres) ? Certainement pas. Ces Polonais – dont je suis moi-même issue, comme beaucoup d’entre nous – ont apporté à la France toute une vie de courage, de labeur et de mérite.

Ces travailleurs avaient dû quitter la Pologne après la première guerre mondiale, pour des motifs économiques. Certes, la Pologne venait de retrouver son indépendance après plus d’un siècle de disparition. Mais les guerres et les occupations l’avaient rendue exsangue. La misère qui régnait particulièrement dans le monde rural avait contraint ces populations à partir vers l’étranger – comme le dit cette vieille chanson si émouvante « Goralu, czy ci nie zal » : « Dla chleba, panie, dla chleba ». (Pour gagner leur pain). Beaucoup sont devenus les mineurs du Nord et du Pas-de-Calais, travaillant dans les mines de charbon. D’autres, venus comme ouvriers agricoles, se sont installés dans les campagnes aux quatre coins de la France.

Presqu’aucun d’entre eux n’oubliaient leur coin de Pologne restée à jamais dans leur cœur, les traditions de là-bas se sont retransmises à leurs descendants.

Qui d’entre nous n’a pas dans sa mémoire telle tradition de Noël, tel plat polonais cuisiné avec amour par une grand’mère, telles magnifiques danses folkloriques, tels récits racontant avec émotion la vie d’un village ou d’une ville de Pologne ?

 

Les Français ayant des racines polonaises – plus ou moins lointaines – sont sans doute extrêmement nombreux, même si cela n’apparaît pas toujours, la particularité de cette immigration massive polonaise étant de maintenir une extrême discrétion jusqu’à aujourd’hui.

 

A présent, voici venu le moment de s’unir pour faire connaître autour de nous notre attachement à ces racines polonaises, à l’occasion du centenaire de l’arrivée massive de cette diaspora.

Tel est donc le but de ce message :

Edouard PAPALSKI, éminent et sympathique représentant de cette Polonia du Nord de la France, a lancé un projet enthousiaste afin que ce centenaire soit commémoré avec toute la lumière qu’elle mérite, afin de rendre hommage à ces ancêtres courageux.

Son appel (lien ci-après), qui a retenu toute mon attention et mon adhésion, saura certainement vous émouvoir :

Un siècle à fêter (Article de journal)

Appel d’Edouard Papalski

 

Avec lui, mobilisons-nous, parlons autour de nous de ce futur évènement.

Hermine

 

Edouard PAPALSKI m’envoie ce poème écrit spécialement pour l’évènement. Il est si émouvant que je vous invite à le lire ci-après :

NOS CHERS PARENTS… LES POLONAIS

Ils étaient dix, ils étaient cent, ils étaient des milliers
A quitter leur Pays, à s’expatrier.
Certains n’avaient pour ce voyage,
Qu’une vieille valise pour tout bagage.
Ils ont laissé leurs Parents et leurs Amis
Leurs Villages et leurs Montagnes.
Ils sont venus gagner leur Pain
A la seule force de leurs Mains.
Ils ont trimé, ils ont souffert,
Pour se sortir de leur Misère.
Dans leurs yeux bleus, plein de souffrances,
Brillaient la foi de l’espérance.
Leurs cheveux blonds, comme des blés mûrs,
Volaient au vent de l’aventure.
Avec leurs noms en SKY en TCHAK
On les appelait les POLAK.
Au fond de la Mine, ils sont partis
Leur destin était ainsi écrit.
Il fallait bien gagner sa croûte
Pour nourrir les siens, sans aucun doute.
Et plus tard quand vint la guerre,
Comme beaucoup d’autres ils s’en allèrent.
Combien sont Morts dans la Fosse,
Ou bien malades de silicose….
Combien reposent en silence, sur cette douce terre de France ?
Ils ont élevé avec bonheur, toute leur famille et tous les leurs.
Ils ont quitté leur Pays, Malheureux, mais ils l’ont emporté avec eux.
Un peu de leur Patrie dans leurs coeurs, un peu d’espoir des jours meilleurs,
Ils ont légué à leurs enfants leur culture, leurs sentiments,
Ils ont légué leur joie de vivre et leurs chansons.
Beaucoup, hélas, ne le voient plus,
Partis pour ce voyage dont on ne revient plus.
Mais ils peuvent être fiers, et regarder du haut du ciel,
Que leurs efforts ne furent pas vains,
Que leur Histoire n’a pas de fin,
Que nous sommes là sur cette terre de France,
Pays d’accueil et d’espérance,
Pour continuer ce qu’ils ont fait.
Nos chers Parents…. Les Polonais.

 

APPEL A LA COMMEMORATION DU CENTENAIRE DE L’ARRIVEE MASSIVE DES POLONAIS EN FRANCE.

Voici venu le temps de rendre hommage à nos Anciens, émigrés de Pologne en France il y a cent ans ! Si les Etats ne manqueront pas de commémorer le centenaire de l’indépendance de la Pologne le 11 novembre 1918 ou encore la signature de la convention pour l’émigration des Polonais en France de septembre 1919, c’est cependant et surtout la grande vague de l’émigration des années 1919 à 1923 qu’il conviendra d’honorer plus particulièrement. En effet des centaines de milliers de Polonais arrivèrent alors en France afin de reconstruire le pays détruit par la Première Guerre mondiale ! C’est cette arrivée massive dont il faudrait plutôt fêter le centenaire car plus représentative de la POLONIA dans toute sa diversité et… dans chaque recoin de notre pays. De plus, ces festivités nous mèneraient de 2019 à 2023.

Si au début, pour beaucoup de ces « pionniers » du début du XXème siècle, l’objectif était de gagner de l’argent, d’économiser puis de retourner vers la Mère-Patrie en ayant acheté un lopin de terre à bâtir, la Seconde Guerre mondiale est venue contrecarrer les plus beaux projets. Puis l’instauration d’un régime communiste incita une majorité de Polonais à s’installer définitivement en France.

L’intégration au pays d’accueil fut loin d’être facile : la nostalgie de la famille éloignée, les dures conditions de travail, un environnement globalement hostile… Après la mine, il y avait « heureusement » la religion, une vie associative variée, la tradition, la culture d’origine, les sports… mais toujours dans le ghetto du coron.

Dans mon livre « Une vie en Polonia » (Z Polonia i Polska w sercu« ), je décris les initiatives que nous avons prises, avec mes amis de la chorale et de l’AEP Millenium Marles-Calonne-Auchel, pour célébrer dignement le cinquantenaire de cette arrivée massive des Polonais en France. En 1969, la première messe radiodiffusée en polonais depuis la chapelle St Stanislas de Marles-Calonne ; le projet de francisation des status du Congrès des Polonais en France rejeté par la Mission Catholique polonaise de Paris ou encore la réalisation de la Première Semaine de la culture des Français d’Origine polonaise qui s’est tenue malgré les protestations des communistes et l’opposition marquée des catholiques traditionalistes… En 1970, les exposés sur la culture polonaise au congrès des sciences contemporaines et de culture polonaise au congrès des sciences contemporaines et de culture polonaise à l’étranger (Londres-Lille) et le Noël polonais sur la première chaîne de la télévision. En 1973, le concert télévisé de la chorale Millenium et la sortie d’un timbre-poste par le Ministère de la Poste et des Télécommunications.

C’est ainsi que Millenium a fait découvrir à la France, à l’opinion publique, qu’en plus de leurs muscles, leur courage, leur sérieux, les mineurs du charbon et du fer, les métallurgistes, les ouvrie(ère)s agricoles sont venus avec une culture, un folklore, des traditions et que les sauvegarder, les développer c’était « enrichir le patrimoine culturel de la France » (article IV des statuts de l’AEP Millenium). Je propose que pour les célébrations du centenaire, nous en faisions autant et plus, en mettant ainsi en lumière les Français d’origine polonaise, connus mais aussi inconnus. Rendons ainsi hommage à nos parents, grands-parents ou arrière-grands-parents, pour beaucoup décédés prématurément de la silicose, pour certains morts au service de la France dans les guerres… Oui, rendons hommage à tous les Français d’origine polonaise, fiers de leurs racines et de leur nationalité, en fait de leur double culture.

  Edouard PAPALSKI.

Chevalier de l’Ordre National du Mérite

Chevalier des Palmes Académiques

e-mail : papalskiedouard@gmail.com

 

Nouveau message d’Edouard PAPALSKI.

Chers Amis,

Après mes récentes rencontres de travail (seul ou avec
Jean-Marie Krajewski, Agata Judycki, Christian Nowicki et Patrice
Dufossé-Rybka) avec les Présidents des Hauts de France, du Département
du Pas de Calais, des Agglomérations de Béthune-Bruay-Isbergues et de
la Côte d’Opale , voilà que, Ludowic IDZIAK, maire de la commune de
Calonne-Ricouart (Pas de Calais) est l’un des premiers à inviter des
responsables,  »de tous bords et de tous les horizons », le mardi 12
juin 2018, de 9h30 à 12 heures, à  une réunion à son Hôtel de ville
… »afin de programmer des actions dans le but de
mettre à l’honneur  les us et coutumes polonais, au travers  de
manifestations variées,  en créant une dynamique tout au long de
l’année  2019 et en mutualisant nos efforts entre villes voisines
…toutes les propositions étant  les bienvenues… »

D’autres villes s’apprêtent à en faire de même. BRAVO !

Sans risque d’être contredit, pour fêter avec splendeurs et
reconnaissance ce centenaire de l’arrivée massive des Polonais en
France,  »avec 25 kg de bagages »,   je peux vous affirmer que les
budgets de nos instances politiques élues y affecteront des sommes non
négligeables .

Des aides et subventions sont donc envisageables. …mais
uniquement à des organisations (déjà légalement constituées ou à
créer) et pour des projets fiables, avec des prévisions budgétaires
sérieuses.

CAR C’ EST MAINTENANT que s’élaborent ces projets et se
préparent les budgets pour 2019. Les grandes vacances approchant, ne
perdez pas de temps.

Pour vous y aider, je vous enverrai prochainement les idées
débattues lors de mes rencontres.

Aujourd’hui je me permets de vous expédier  copie d’une page de
 »NOWA POLSKA » de l’hebdomadaire  »L’ Avenir de l’ Artois » ,écrite
par Christian Nowicki. Il vous présente  Willy Jendrowiak, et son
excellente maîtrise sur ces arrivées massives en Pas de Calais, de
1921 à 1934. A exploiter sans modération.

Quant à moi, je vous redis AGISSEZ ! MAIS AGISSEZ V I T E   !

Bon courage. Bien cordialement,

papalskiedouard@gmail.com
président-fondateur de l’ A.E.P. Millenium Marles-Calonne-Auchel ,

Tél   :   06  83  44 14  89

PROJETS D’EDOUARD PAPALSKI pour les commémorations :

Edouard PAPALSKI

 

Tél. 06 83 44 14 89 papalskiedouard@gmail.com

 

CENTENAIRE DE L’ ARRIVÉE MASSIVE DES POLONAIS

Références : – ma lettre à Monsieur Xavier Bertrand, Président des Hauts- de- France, du 12 février 2018,

– sa réponse datée du 6 mars 2018,

– mon mail du 4 avril 2018 à Monsieur Salvatore Castiglione, vice-président,

– symposium du 2 juin 2017 à la Bibliothèque polonaise de Paris,

– conférence du 24 octobre 2017 à Zielona Góra (Pologne)

TOUS LES PROJETS SERONT RÉALISÉS PAR DES FRANÇAIS DE SOUCHE POLONAISE OU POLONAIS

VIVANT DE FAÇON PERMANENTE EN FRANCE

THÈME – SLOGAN: ‘’L A P O L O N I A : U N E H I S TO I R E D E F R A N C E ‘’ ?

S u g g e s t i o n s

COMMENT L’IMMIGRATION POLONAISE ENRICHIT L’HISTOIRE DE FRANCE

(sans aucun classement préférentiel)

1 -mise en place d’un conseil consultatif régional restreint. Composition : quelques conseillers régionaux, maires et personnalités qualifiées,

2 -appel à projets à la France entière, cibler les régions de plus forte immigration,

3 -déclaration solennelle : »la musique, les chants, les danses folkloriques, la gastronomie, certaines traditions des ressortissants français d’origine polonaise sont déclarés ‘’Patrimoines Culturels Immatériels des Hauts-de-France’’. Patrimoine matériel et monuments à définir.

4 -formalités à entreprendre: que les chapelles polonaises St Stanislas de la rue de Lille à Calonne-Ricouart, et la chapelle polonaise de la Place Guynemer à Bruay-la-Buissière, soient inscrites dans le patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que l’Eglise Millenium de Lens et la chapelle St Stanislas de Dourges,

5 -5 bourses de doctorant et 20 bourses pour les licences, masters sur ce centenaire (ouvert aux étudiants du Monde – donc à la France et la Pologne également),

6 -exposition au  »Louvre-Lens » de peintres, sculpteurs, arts décoratifs, contemporains,

7 -salon de livres, de partitions de musique, de CD, des ressortissants d’origine polonaise de France , conférences, séances de dédicaces,

8 -festivals de films, s’associer à l’ Arras Film Festival,

9 -aide à la diffusion des spectacles, expositions, fêtes, concerts, manifestations, cinéma,

10 -au stade de Lens, un gala de foot du centenaire entre l’équipe de France sélectionnée par Didier Deschamps et une équipe composée de footballeurs professionnels, tous d’origine polonaise, sélectionnés également par Didier Deschamps.

Dans l’attente et au cours de la mi-temps :

– spectacle folklorique,

– autour du stade : marché polonais.

( avec les prix d’entrée, le budget serait vite équilibré).

11 -D’abord dans les Hauts-de-France, puis à Paris et la France entière et enfin en Pologne : exposition itinérante sur les champions de boxe, cyclistes, footballeurs, les artistes, compositeurs, musiciens, chanteurs, écrivains, journalistes, élus de la nation, ministres, très hauts fonctionnaires, diplomates, officiers supérieurs de la police, de la gendarmerie, de la marine, de l’armée, des chefs illustres….(voir projet joint de mars 2008 de l’Institut de Recherche Biographique de Vaudricourt),

L’exposition devrait aboutir à Paris pour classement, au Musée de l’Immigration -Palais de la Porte dorée.

12 -aides financières régionales aux expositions locales de vieilles photos des émigrés, de leur arrivée en France, de leur vie familiale, professionnelle, culturelle, associative, religieuse…. Fonds d’archives à sortir pour cette occasion.

13 -concerts classiques: musique (par ex. de Landowski, Minkowski, Ratajski, du pianiste-concertiste-compositeur Henri Witkowski de Marles-les-Mines, fils de mineur),

-danses, folklore, chorale (par ex. la Chorale des Mineurs polonais et le groupe Polonia de Douai),

14 -musique traditionnelle, festival des plus anciens orchestres  »polonais » encore en activités (Harmonia de Bully-les-Mines, Echo d’Houdain, Estudiantina de Calonne-Ricouart…),

15 -bal ‘’à la polonaise ‘’ (par ex. avec l’orchestre Kubiak au Stade régional de Liévin),

16 -festival de théâtre, (par ex. avec Henri Dudzinski et l’I.C.E.P. de Lens),

17 -diffusion du livre  »Une Vie en Polonia » d’Edouard Papalski de Marles-les-Mines (230 pages) à toutes les bibliothèques et médiathèques des Hauts de France (livre retraçant une intégration pas si facile, avec des échecs et des réussites). Information: pour les 5 départements des Hauts de France 1500 livres suffiraient.

.en plus 4 ou 5 exemplaires de ce livre à offrir à chaque élu du Conseil Régional pour ‘’distribution-cadeau’’ à des bénévoles méritants, engagés dans les organisations des festivités. Dans ce cas, il faudrait doubler la prévision budgétaire.

18 -aide à la publication et diffusion de livres retraçant la vie des ressortissants franco-polonais.

20 -visites organisées par les Office de tourisme des monuments historiques classés sur la présence et l’influence des Polonais dans la résistance, la libération, la religion, l’architecture,

21 -encourager l’attribution de noms de français illustres, d’origine polonaise, à des monuments, des rues, des édifices publics,

22 -rétrospective historique de la présence de Polonais en France depuis 1000 ans,

23 -rétrospective des initiatives en Pologne sur ce centenaire (consulter la Société scientifique  »Polska w Świecie » à Zielona Góra, le Sénat polonais et les Ambassades de la France à Varsovie et de la Pologne à Paris),

24 -solliciter un contingent exceptionnel de nominations dans les Ordres : de la Légion d’Honneur, du Mérite National, des Arts et des Lettres, des Palmes Académiques….

25 – demander une participation financière de l’Etat (consulter mes correspondances avec le Président de la République Emmanuel Macron), rechercher des mécénats d’entreprises, partenaires dans les médias…

26 – dictionnaire biographique et encyclopédie de la Polonia française, à l’instar du livre ‘’les 100 figures…du Pas de Calais. (La vente équilibrerait rapidement la dépense engagée ?!)

27 – livre sur « Les 100 objets de la présence polonaise dans les Hauts de France » + expositions, avec Monika Siama, Professeur de langues étrangères à L’Université de Lille 3.

28 – livre sur « Présence polonaise dans les Hauts de France, 100 après ! », état des lieux

29 – livre sur « Filles de mineurs polonais, témoignages sur un siècle d’histoire polonaise » à travers les entretiens de femmes âgées de 65 ans à 96 ans.

30 – publication d’un livre sur les conférences prononcées au Symposium du 2 juin 2017 à la Bibliothèque polonaise de Paris,

31 -traduction du livre édité en langue polonaise reproduisant les communications scientifiques à la Conférence du 24 octobre 2017 à Zielona Góra -Pologne. (ce compte-rendu publié par la Société scientifique ‘’Polska w Swiecie’’ sera largement subventionné par le Rectorat et la Région de Zielona Góra)

32 -reportages télévisés, radios,

33 -émission d’un timbre-poste,

34 -nommer un ‘’commissaire général ’’ du centenaire, de haut niveau, dépendant de la Présidence de la Région, ayant pour mission:

.les commémorations du centenaire de l’arrivée massive des Polonais en France,

.les rédactions, éditions et de la diffusion des ouvrages,

.l’information, la publicité, la réalisation, le suivi et la médiatisation appropriée de tous ces événements.

_________________________________________

Assistaient à la réunion de travail, vendredi 25 mai 2018, à 15 heures, au siège

de la Région, 151 Avenue du Président Hoover à Lille:

Monsieur Carl-Michaël Hoin, adjoint au chef de service de l’inventaire, devoir de mémoire projets culturels, commémorations ,

Madame Agata Judycki, unique bibliographe de la Région, journaliste diplômée de la Sorbonne, 34 livres sur la diaspora polonaise ,

Monsieur Christian Nowicki, Professeur de Lettres et Communication, Directeur du Pôle Enseignement Supérieur Baudimont à Arras,

Monsieur Patrice Dufossé-Rybka, Président-directeur des Editions Nord-Avril, spécialisé dans

les publications sur la Polonia française,

Edouard Papalski.

 

 

DOCUMENT EXTRAIT DE LA PAGE DES FRANCOPHONES sur le thème :

CELEBRONS OFFICIELLEMENT LE CENTENAIRE DE L’ARRIVEE MASSIVE DES POLONAIS en FRANCE

« TOUTE LA FRANCE EST POLONAISE ! »

… C’est le célèbre LA FAYETTE qui a prononcé cette phrase, le 11 septembre 1831, dans un discours devant la Chambre des députés. Le général avait pris fait et cause pour l’insurrection polonaise. Celle-ci avait éclaté le 29 novembre 1830, suite à la décision du tsar Nicolas 1er de mobiliser des troupes polonaises pour intervenir contre la révolution belge qui a abouti à l’indépendance de la Belgique vis-à-vis des Pays-Bas, et contre la révolution de Juillet, en France, qui a installé une nouvelle monarchie dans le pays. Ces deux révolutions, et les changements qu’elles impliquaient, remettaient en cause l’ordre établi au Congrès de Vienne, en 1815, auquel le souverain russe était attaché, et que la Sainte-Alliance devait maintenir. Les troupes impériales, en marche vers l’Europe occidentale, s’arrêtent dans le royaume de Pologne et affrontent les insurgés. La guerre polono-russe va durer jusqu’en septembre 1831 et sera suivie par une effroyable répression qui jettera des milliers de Polonais sur les chemins de l’émigration, notamment vers la France ou la Grande Emigration prendra racines et créera des institutions qui existent encore aujourd’hui. Le 8 septembre 1831, Varsovie est prise par les troupes russes, ce qui a fait dire, quelques jours plus tard, au ministre des Affaires Etrangères français, Horace Sébastiani, que « la tranquillité régnait à Varsovie ». C’est dans ce cadre-là, après la chute de la capitale du royaume, que La Fayette lance son appel devant les députés. Mais le gouvernement français refuse d’aider les insurgés polonais et la phrase de Sébastiani est interprétée par l’opposition comme « l’ordre règne à Varsovie ». La Fayette, dont l’aide de camp en 1830 est le capitaine Léonard Chodzko, s’intéresse  l’Insurrection de Novembre comme il s’est intéressé à toutes les révolutions nationales qui ont éclaté à la fin du 18ème siècle et au début du 20ème. On le sait bien, il a participé activement  la guerre d’indépendance des Etats-Unis d’Amérique où il a côtoyé deux Polonais, Tadeusz Kosciuszko et Kazimierz Pulaski. Il préside le Comité central franco-polonais qu’il crée le 28 janvier 1831, auquel participent de nombreuses personnalités de l’époque comme Victor Hugo par exemple. Le comité est actif et obtient des résultats en faveur de la cause des insurgés polonais, en particulier dans la collecte de fonds comme le laisse entendre la citation. Il envoie, mais trop tard, un navire avec des armes. La Fayette réclame la reconnaissance de l’indépendance de la Pologne. Le poète Casimir Delavigne écrit « La Varsovienne » en février 1831. Le poème, traduit en polonais par Karol Sienkiewicz et mis en musique par Karol Kurpinski, devient un chant patriotique célèbre. La Pologne suscite une réelle sympathie chez les Français. Ceux-ci comprennent bien que l’Insurrection de Novembre a arrêté les Russes et les a empêchés de venir rétablir, en Belgique et en France, l’ordre ancien de la Saint-Alliance. De leur côté, en Pologne, les insurgés attendent l’aide de la France. Malgré l’écho favorable qu’ils y trouvent grâce au travail du Comité de La Fayette et de la presse, les autorités font la sourde oreille et laissent les Russes mettre un terme au soulèvement. A la nouvelle de la chute de Varsovie, des manifestations ont lieu à Paris entre le 16 et le 19 septembre 1831, mais la seule réaction du gouvernement est celle de Sébastiani citée plus haut.

En revanche, toujours sous la pression de La Fayette qui exige du gouvernement la réparation de ses torts envers les Polonais, les autorités françaises acceptent de recevoir les réfugiés. La Grande Emigration s’organise avec la création de formations politiques. Elle s’organise aussi spirituellement autour de la Mission Catholique fondée en 1836, ainsi que culturellement avec la fondation, en 1832, de la Société Littéraire polonaise qui deviendra, en 1854, la Société historique et littéraire polonaise, sans oublier la fondation de la Bibliothèque polonaise de Paris en 1838. Le général La Fayette est un des bienfaiteurs de la Société littéraire.

Ami de la Pologne et des Polonais, ardent défenseur de la cause des insurgés, La Fayette restera fidèle à ses convictions jusqu’à sa mort en 1834. Ses obsèques se sont déroulées à l’église Notre-Dame de l’Assomption qui sera mise  la disposition de la Mission Catholique polonaise dix ans plus tard.

(Page des Francophones de R. Zienkiewicz)

 

 

 

 

. : En préambule à ces futures commémorations, une conférence s’est tenu le 24 octobre 2017, organisée par la Société Scientifique « LA POLOGNE DANS LE MONDE » à l’Université de ZIELONA GORA en Pologne. Son thème :

L’HISTOIRE, L’EVOLUTION ET LES CONSEQUENCES DE L’EMIGRATION ECONOMIQUE POLONAISE EN FRANCE DE 1919 à NOS JOURS.

Objectifs de la conférence : Depuis longtemps, les universitaires de Gorzow et Zielona Gora entretiennent des liens scientifiques étroits avec des chercheurs, écrivains, journalistes et responsables de la Polonia française. Ils ont déjà organisé des rencontres en particulier avec les professeurs Edmond Gogolewski, Gabriel Garçon, Zbigniew Judycki ou Tadeusz Wyrwa. La présente initiative est liée au jubilé (1918-2018) du recouvrement de l’Indépendance de la Pologne, suivie du centenaire de la convention du 3 septembre 1919 organisant une émigration massive des Polonais vers la France.

La délégation française se composait du professeur Gabriel Garçon et de son épouse, du vice-président honoraire du département du Pas-de-Calais Jean-Marie Krajewski et Edouard Papalski. La veille, celle-ci fut reçue par le recteur de l’Université de Zielona Gora, le Professeur Tadeusz Kuczynski, s’ensuivit une visite de la ville commentée par l’un des organisateurs de la conférence le professeur Wieslaw Hladkiewicz.

A l’ouverture de la séance plénière, au nom du Sénat de la République Polonaise, le sénateur Robert Dowhan rappela le patronage traditionnel du Sénat sur la diaspora polonaise datant du temps de la 2ème République. En souhaitant bienvenue aux représentants d’une intégration française réussie et néanmoins militants fidèles de l’amitié franco-polonaise, il leur a offert des médailles attribuées par le Sénat polonais. Le colonel Pawel Nazarycz représentant le Département de l’Education, de la Culture et de l’Histoire du Ministère de la Défense Nationale saluant les invités de France, souligna la convergence des objectifs de la conférence avec ceux de son Département.

Les débats furent ensuite présidés par les professeurs Wieslaw Hladkiewicz et Marek Szczerbinski. Les orateurs représentaient des politologues, des sociologues, des historiens venus des institutions scientifiques de Tarnow, Olsztyn, Lodz, Warszawa, Torun, Kielce, Wroclaw, Poznan, Gorzow Wielkopolski,  Zielona Gora.

DEROULEMENT : Ce compte-rendu succinct insiste particulièrement sur les idées novatrices, justifiant ainsi les conclusions et propositions finales de la conférence. Le docteur Jarek Kubera de Poznan expliqua le fonctionnement et les évaluations des associations polonaises et franco-polonaises en France. Le professeur Dr Janusz Wrobel de Lodz détailla les problèmes du rapatriement et réémigration des Polonais de France de 1945 à 1949, avec ses conséquences politiques et psychologiques. Le Dr Aneta Wisiobiedzka de Varsovie dévoila les causes de la fin de cette réemigration des Polonais de 1948 à 1950. Le Dr Zbigniew Girzynski de Torun replaça ces interventions dans le contexte historique des changements politiques d’après la guerre 1939-45 : depuis la conférence de Yalta, en passant par le Comité de Libération de la Pologne jusqu’aux évènements de Poznan et le retour de Wladyslaw Gomulka au pouvoir en 1956. Partant des travaux d’Andrzej Paczkowski, le professeur Jolanta Chwastyk-Kowalczyk de Kielce et le Dr Krzysztof Wasilewski de Gorzow Wielkopolski récapitulèrent les liens unissant les Polonais avec leur presse, que ce soit avec le « Dziennik Polski et Dziennik Zolnierza » à Londres ou le quotidien « Narodowiec » de Lens en France. Le Dr Grzegorz Wieczorek de Wroclaw informa les auditeurs sur les statistiques et biographies figurant dans les cinq volumes de l’Encyclopédie de l’émigration polonaise et des diasporas de Kazimierz Dopierala publiée en 2003-05. Mgr Miroslaw J. Kucharski de Torun – en tant que rédacteur technique et éditeur de cette encyclopédie – nous fit découvrir les coulisses de ce travail monstre et de son financement. Le Dr Hab Marek Szczerbinski de Gorzow Wielkopolski et le prof. Dr habilité Wieslaw Hladkiewicz de Zielona Gora – condensèrent les recherches scientifiques sur l’histoire contemporaine de la Polonia française, les publications et les responsables émergents. Tous deux insistèrent sur l’établissement d’un bilan du centenaire de l’arrivée massive des Polonais en France.

L’EVOLUTION ACTUELLE ET SURTOUT SES PERSPECTIVES D’AVENIR (à court et à long terme).

En première intervention des Français de souche polonaise, c’est Jean-Marie Krajewski, vice-président honoraire du département du Pas-de-Calais, qui partagea les souvenirs de ses parents arrivés en France de Westphalie et ses études le menant à l’enseignement secondaire comme professeur. A son initiative, les réalisations concrètes du Département pour la formation de dirigeants de « Solidarnosc » et l’année culturelle de la Pologne en Pas-de-Calais. Dans son discours, le professeur Dr Gabriel Garçon a fait le point sur les plus importantes études sociologiques et historiques déjà réalisées sur la Polonia française. Il a détaillé les livres parus sur ces thèmes en Pologne et en France, sans oublier sa propre participation. Il a prodigué des conseils pour les chercheurs des deux pays, s’apprêtant à étudier l’histoire contemporaine de la Polonia d’aujourd’hui et demain. Avec beaucoup d’intérêt, le public a écouté ensuite l’intervention d’Edouard Papalski, fondateur de l’Association « Millenium » à Marles-les-Mines, ancien dirigeant des KSMP de France et du Congrès de la Polonia Française, adjoint au Maire honoraire d’Hesdigneul-les-Béthune. Celui-ci a décrit l’intégration, pas toujours facile, des siens dans la société française. Il a résumé l’histoire du centenaire de l’arrivée massive des Polonais en France. Des applaudissements nourris ont accueilli ses propositions de cette célébration par un resserrement plus conséquent de la coopération entre la France et la Pologne. Il souhaita l’unification de cette Polonia divisée, par la création d’un C.R.I.P. (Conseil Représentatif des Institutions de la Polonia). Les présents ont reçu ensuite son livre autobiographique « Z Polonia i Polska w sercu ». En outre, la société scientifique « Polska w swiecie » (La Pologne dans le monde) en distribua un bon nombre aux professeurs des écoles et dans les bibliothèques de Gorzow Wielkopolski et de sa région.

CONCLUSIONS ET PROPOSITIONS FINALES.

Tenant compte des communications faites, complétées par d’intéressantes discussions, les participants ont adopté les conclusions suivantes :

  1. Lors des célébrations du centenaire de l’indépendance de la Pologne (1918-2018), ne pas omettre le rôle joué par les Polonais vivant  à l’étranger (avec en particulier ceux de la Polonia française).
  2. A l’occasion du centenaire 1919-2019, éditer en polonais et français un livre avec les conférences prononcées – dédiées aux émigrations polonaises.
  3. Suivant les suggestions du professeur Garçon, proposer aux scientifiques de France et de Pologne des nouveaux thèmes de recherche.
  4. Profiter du centenaire de l’arrivée massive des Polonais en France pour aider aux rapprochements individuels et collectifs de la Polonia française.
  5. Intervenir auprès des hautes instances des deux pays pour déclarer l’année 2019-2020 l’année Pologne-France par Varsovie et France-Pologne par Paris.

Pour les organisateurs de la conférence,

Wieslaw Hladkiewicz et Marek Szczerbinski

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DOCUMENT ANNEXE –

MESSAGE DE M. EDOUARD PAPALSKI

 

LE CENTENAIRE DE L’ARRIVEE MASSIVE DES POLONAIS EN FRANCE.

Le 11 novembre 2018, la Pologne célèbrera le centenaire de son indépendance, après 123 années d’occupation par l’Autriche, la Russie et la Prusse. L’organisation des célébrations va de soi.

Le 3 septembre 2019, il y aura 100 ans, que la France et la Pologne signaient une convention. Celle-ci a permis  des centaines de milliers de Polonaises et de Polonais d’émigrer en France, pour remplacer les nombreux travailleurs, morts sur les champs de bataille, et relever la France des ruines de la Première Guerre Mondiale, particulièrement dans l’agriculture, la métallurgie, les mines de charbon, de minerai de fer et de potasse. C’est ce centenaire de l’arrivée massive des Polonais que nous devrions célébrer dans toute la France. L’annonce d’une année de France-Pologne en France et Pologne-France en Pologne (à la suite de la rencontre prévue en 2018 des présidents français et polonais) serait judicieuse. Dans les circonstances spécifiques de l’actualité internationale, elle consacrerait encore davantage la millénaire solidarité franco-polonaise. Déjà les intellectuels et scientifiques polonais, lors de la conférence nationale sur la Polonia du 24 octobre 2017 à Zielona Gora (qui faisait suite au symposium organisé le 2 juin 2017 à la Bibliothèque Polonaise de Paris) ont transmis des sollicitations dans ce sens à leurs autorités gouvernementales et à leur Sénat.

Pour nous, Français de souche polonaise, l’immense mérite de nos ancêtres, travailleurs acharnés, est d’avoir ouvert à de nouvelles générations, dans les luttes partagées des guerres, de la résistance, des syndicats, des partis, de la vie quotidienne, une intégration exemplaire en France, devenu leur nouvelle patrie. Ces efforts ont abouti à une authentique promotion qui s’illustre à tous les niveaux. Sans en faire une trop longue liste, mentionnons, parmi ces descendants des première, deuxième, troisième générations : les ministres, députés, sénateurs, conseillers régionaux ou départementaux, maires, chefs de partis politiques ou de syndicats, ambassadeurs, diplomates, préfets et autres sous-préfets, les généraux, amiraux, chercheurs, scientifiques, professeurs, ingénieurs, médecins, prix Nobel, artistes, compositeurs, musiciens, acteurs, danseurs, chanteurs, peintres, cinéastes, journalistes, écrivains, poètes, sportifs, économistes et même… un cardinal ! Voilà le vrai monument historique édifié par le labeur de l’émigration ouvrière, arrivée de Pologne il y a cent ans, avec 25 kilos de bagages.

« La Grande Emigration » d’après l’insurrection de 1830, a créé des institutions, existantes encore aujourd’hui, comme la Mission catholique, la Société historique et littéraire, la Bibliothèque Polonaise de Paris. Elle a obtenu la mise à disposition de l’Eglise Notre-Dame de l’Assomption. Pour tout cela elle reste inscrite dans l' »Histoire » comme l’a décrit dans un article remarquable Richard Zenkiewicz paru dans « La Voix catholique (Glos Katolicki) du 2-9 juillet 2017.

Il me paraît juste et naturel que les enfants, petits et arrière-petits enfants de l’émigration ouvrière d’après 1919, manifestent de la reconnaissance à leurs ancêtres, à ceux décédés prématurément de silicose, à certains tués au champ d’honneur pour la France, à ceux ayant participé au développement et au rayonnement de leur pays. L’Etat, les régions, les communes, les collectivités territoriales y ont aussi une obligation morale et historique. Une année France Pologne, avec un budget d’Etat, donnerait la possibilité à des étudiants ou chercheurs, à des historiens, de publier des livres, des mémoires, des thèses, pour faire découvrir comment, depuis un siècle, cette émigration a enrichi le patrimoine culturel, folklorique, gastronomique, économique, sportif de la France. Son Excellence l’ancien Ambassadeur de France en Pologne Pierre Buhler, aujourd’hui Président de l’Institut Français, a répondu le 15 décembre 2017 à mes interrogations sur l’organisation d’une année France-Pologne.

« Je vous remercie de votre message, dont j’ai apprécié la ferveur et l’argumentation très convaincante. Malheureusement, tout ce qui touche à la relation politique entre la France et la Pologne échappe à la compétence de l’Institut français. Toute démarche dans ce sens doit être adressée au Ministère des affaires européennes étrangères. Pour ce qui est des saisons et des années croisées, il s’agit effectivement d’une mission classique de l’Institut français, mais uniquement pour ce qui est de l’exécution. La décision de lancer une telle entreprise relève des plus hautes autorités de notre pays. Or, de telles décisions ont déjà été prises pour les dates que vous mentionnez : 2019 sera ainsi l’année de la saison France-Roumanie, et 2020 celle de la saison des cultures africaines annoncée par le Président de la République dans son discours de Ouagadougou, le 28 novembre dernier. La France n’organisant qu’une saison/année croisée par an, je crains que votre proposition, malgré toute la pertinence qu’elle pourrait avoir, ne soit pas réalisable. (…)

Pour la belle histoire, je vous raconte mon énorme surprise, en 2016 à Varsovie, lorsque son Excellence me téléphone  l’hôtel. Il me toucha par l’élégance et la simplicité de cet appel matinal d’un ambassadeur de France, en langue polonaise ! Et voilà qu’en ce 15 décembre 2017, et à mon grand étonnement, la lettre officielle du président de l’Institut français, se termine par des voeux de joyeuses fêtes de Noël « Milych i radosnych swiat Bozego Narodzenia« … également en polonais !

Néanmoins, pour l’histoire, je me permets de rappeler aux lecteurs : 81.017 le nombre de Polonais ouvriers arrivant en Pas-de-Calais de 1921 à 1930 dont en 1921 : 3.638 ; en 1922 : 14.515 ; en 1923 : 21.395 (le plus grand nombre) et en 1924 : 11.979. (Source : l’excellent livre « Un siècle de présence polonaise en Région Nord-Pas-de-Calais p. 54 de Jendrowiak Willy, non publié).

Selon l’Institut Français, les décisions au delà de l’an 2020 ne sont pas encore prises. Le prochain voyage officiel en Pologne de notre Président de la République devient ainsi une opportunité exceptionnelle. Le calendrier nous est favorable. Après le timbre que j’ai fait émettre  près de 9 millions d’exemplaires  travers le monde, en 1973, pour célébrer son centenaire est un objectif potentiellement et objectivement toujours réalisable.

J’en appelle donc à toutes les forces vives de la Polonia française, dans toutes ses composantes et ses diversitée, organisées ou inorganisées,  à mes compatriotes de souche polonaise, de toutes les générations, de tous les niveaux, de toutes les régions de France afin de :

CELEBRER LE CENTENAIRE DE L’ARRIVEE MASSIVE DES POLONAIS EN FRANCE

DE RECLAMER ENSEMBLE AUPRES DES RESPONSABLES ET ELUS DE LA NATION UNE ANNEE FRANCE-POLOGNE !

Afin d’agir concrètement, nous devons nous adresser avant tout vers nos responsables publics élus ou associatifs.

Que l’année 2018 soit celle des avancées concrètes dans ce grand dessein.

 

Edouard Papalski, auteur du  livre                            »                    « Une vie en Polonia », traduit en polonais « Z Polonia i Polska w sercu ».

(papalskiedouard@gmail.com)

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Catégories : 9 - Les mots doux d'Hermine | 2 Commentaires

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2 réflexions sur “12ème mot doux d’Hermine – Appel d’Edouard PAPALSKI pour les Commémorations du centenaire de l’immigration massive des travailleurs polonais en France

  1. Pelagie

    Fêtons ce centenaire tous ensembles et en toute discrétion, comme nous savons le faire, avec tous ceux de la diaspora de France (être Navarre) afin de nous rappeler qui nous sommes et d’où l’on vient ! Le président Macron est plus prompt à se tourner vers le Maghreb et l’Afrique, de fustiger les décisions du gouvernement Polonais de ne pas accepter des migrants économiques sur son sol provenant des pays susvisés, de considérer comme un affront l’achat d’hélicoptères militaires aux américains et de ne pas mettre en place l’Euro ! Surtout, ce qui est insupportable, c’est l’allusion constante de cette élite française (pas dans son entièreté heureusement) du « vol » des subventions européennes des Polonais en contrepartie de rien ! Alors, si nous étions si perfides que cela, pourquoi ne l’ont-ils pas vu plus tôt ? Je pense que ce centenaire sera fêté avec tous ceux qui ont cœur à se rappeler qu’en France et ailleurs dans le monde des Polonais ont d’abord été invités à travailler sur une terre grâce aux contrats bilatéraux signes entre les Etats, que cette population s’est intégrée malgré -et là c’est plus que l’hostilité – le racisme virulent qu’elle a subi, et une volonté très prégnante de vouloir s’en sortir en désirant profondément un avenir pour sa descendance ! C’est encore une fois la population d’origine polonaise qui entoure discrétion fêtera comme il se doit ce centenaire !!!!!

    • En réponse à Pélagie pour son message concernant la commémoration du centenaire de l’arrivée des travailleurs polonais en France (appel d’Edward Papalski).

      Nous sommes certainement nombreux, Polonais et descendants de Polonais, à ne pas apprécier les propos des autorités françaises de ces dernières années (pas seulement de la part de Macron, mais bien d’autres, et surtout de la part des médias à longueur de journées) pour diaboliser sans cesse le fait que la Pologne ne leur soit pas tout simplement soumise, qu’elle fasse preuve d’indépendance d’esprit par rapport aux décisions de l’Europe (en réalité de l’Europe occidentale seule !). Les Polonais ont toujours été européens dans l’âme, lorsqu’ils versaient leur sang aux côtés des Occidentaux dans de nombreuses guerres, ou quand ils multipliaient depuis le Moyen-Age les échanges intellectuels, universitaires et culturels entre la Pologne et tous les autres pays d’Europe, et aussi lorsqu’ils travaillaient très dur dans les mines ou les usines de France.. On peut être européen sans toutefois être prêt à accepter n’importe quoi, au garde-à-vous, des décisions de Bruxelles. Sans entrer dans aucun parti-pris politique, la Pologne, comme tous les pays de l’Est, a le droit de montrer de l’indépendance d’esprit et considérer son propre intérêt et conserver son identité. Car l’intérêt de la Pologne, il a été bafoué bien des fois par les pays occidentaux, l’odieux accord de Yalta l’abandonnant encore une fois sous la coupe des Russes, n’est pas si ancien !
      Ceci étant dit, la faiblesse des Polonais, en l’occurrence de la POLONIA, c’est leur manque d’union. Si tous les Polonais et descendants de Polonais, unis, parlaient d’une même voix, il y aurait plus de résonance ici pour faire connaître l’Histoire et la Culture polonaises, (de plus en plus ignorées même chez les descendants de Polonais !) – et peut-être aussi cela atténuerait cette diabolisation permanente des pays de l’Est, ces propos toujours négatifs. Quand serons-nous unis ? Quand parlerons-nous d’une même voix ? On ne voit qu’indifférentisme et division entre les différentes couches sociales. Comme si cela avait de l’importance. Ne pourrait-on laisser de côté les différences sociales pour considérer que nous sommes tous enfants de la Pologne, ce pays que nos ancêtres ont aimé et n’ont pour la plupart jamais oublié même une fois émigrés.
      Ce que propose Edouard Papalski à l’occasion du centenaire de l’immigration de masse des travailleurs polonais, pourrait être une bonne occasion d’union. Nous nous devons de rendre un hommage aussi important que possible à ces travailleurs dignes, courageux et (trop) discrets.
      Si vous désirer soutenir son beau projet, prenez contact avec lui par e-mail (indiqué plus haut).
      Hauts les coeurs !

      ,

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