7ème mot doux d’Hermine – Polonité…Polonitude

 

Chers lecteurs-internautes de tous pays, loin de moi l’idée de vouloir vous donner une leçon de vocabulaire. Simplement, comme j’ai moi-même longtemps fait plus ou moins la confusion entre ces deux mots « Polonité » et « Polonitude », j’ai pensé que nous pouvions réfléchir un instant sur ces termes et leur signification respective.

Voilà comme je vois la différence principale entre ces deux mots :

La polonité, c’est, très simplement, « l’ensemble des caractères propres à la Pologne » (selon le dictionnaire). C’est donc par extension, un état particulier à ceux qui y sont nés ou en sont issus.

La polonitude, c’est forcément différent sinon il n’y aurait pas deux noms. Mais ce mot-là n’a pas de définition dans le dictionnaire. Officiellement, il n’existe pas.

Cependant, j’ai bien envie de l’utiliser, ce mot-là, je sens qu’il renferme des trésors de nuances, d’états d’esprit et d’attitudes vis-à-vis de la « mère-patrie ». Alors, ce n’est que par analogie avec les mots ayant la même construction que l’on peut arriver à cerner sa signification, me suis-je dit.

Et quelle est l’appellation la plus célèbre bâtie sur le même modèle ? C’est le mot « négritude ». Je vous avoue que lorsque j’étais une toute petite hermine, j’ai longtemps cru, (probablement marquée par la lecture et relecture de « La case de l’oncle Tom ») que la négritude, c’était la terrible souffrance de l’homme et la femme noirs, quelque chose d’infiniment douloureux qui nous arrache les larmes des yeux. Erreur ! Ce mot-là, s’il désigne, selon sa définition du dictionnaire « l’appartenance à la race noire », est aussi un concept portant l’ensemble des valeurs culturelles, constituant, pour Aimé Césaire et Senghor notamment, en premier lieu une révolte, exprimée par un courant littéraire et politique créé dans l’Entre-deux-guerres. Ce courant, s’il exalte la souffrance nègre, il valorise tout autant l’homme noir, l’invite ardemment à cultiver la fierté d’être nègre, à refuser les complaisances assimilationnistes, etc…, enfin à revendiquer l’identité noire.

Un mot donc très riche de signification…

 

Et je conçois donc la polonitude,- contrairement à la polonité, état passif -, comme une attitude active, délibérée, pour mettre en valeur, voire même revendiquer, ce que nos ancêtres, avec leur riche histoire sur le sol de la Pologne, nous ont légués.

Mais pourquoi donc, vous demandez-vous, ai-je eu l’idée d’entrer dans ces finesses de vocabulaire ?

Eh bien, deux faits m’ont interpelée tout récemment.

D’abord, la série d’évènements dramatiques survenus en France durant l’année 2015 qui nous ont tous bouleversés. Et c’est le changement de mentalité en France qui m’a fortement interpelée :

Il n’y a pas si longtemps, comme c’était ringard en France de montrer du patriotisme, la Marseillaise allant même jusqu’à être l’objet de sifflets en public ! Nous en étions arrivés à un constant auto-dénigrement, la France était ceci, cela, toujours en termes négatifs. Flagellation relayée par d’autres pays, allant jusqu’au fameux « french bashing ». Les autorités ont fini par comprendre, devant la gravité tragique des évènements, à quel point ce laissez-aller vers le dénigrement constant, était devenu infiniment toxique. D’un seul coup, tout change. On fait résonner la Marseillaise dans les assemblées à tout bout de champ, sous les applaudissements, ce n’est plus ringard. Des drapeaux tricolores apparaissent, c’est fortement encouragé. De plus, voyez depuis le début de l’année, ces messages à la télé vantant les mérites de la France en tout domaine. Tant mieux, un pays qui ne se respecte pas ne peut plus inspirer le respect à l’extérieur.

 

Et que vient faire la polonitude dans tout cela ? Eh bien, cet heureux changement de mentalité m’a hélas amenée à constater encore une fois que pour la Pologne, c’est tout le contraire. Apparemment, certains Polonais n’ont pas compris ce que les Français ont compris. Chez eux, il continue d’être de bon ton de pratiquer le dénigrement constant envers la patrie. Vous ne me croyez pas ? Je venais précisément de chercher sur Internet quelques éclaircissements sur le mot « polonité ». Sur quoi je tombe aussitôt ? Sur une rubrique pseudo-littéraire consacrée à une nouvelle « écrivaine » polonaise (dont on signale, exploit formidable, que les ouvrages sont écrits en argot) qui a reçu le prix NIKE (parait-il un genre de Goncourt polonais !). Et à quoi sont consacrés sans se lasser les quelques ouvrages que cette personne (que j’appellerai Melle D.) a produits ? Au dénigrement le plus sordide, le plus réducteur qui soit envers la Pologne, ses habitants, son histoire, répétant sans vergogne que « tout vaut mieux que d’être Polonais » et autres élucubrations de ce genre. Elle n’a rien d’autre à dire ? Je vous en livre quelques extraits analysés par des pseudo-intellectuels français qui se rengorgent de cette « modernité », crachant sur les écrivains polonais célèbres – tels Sienkiewicz ou Mickiewicz – qui avaient bien souvent redonné courage au peuple polonais en exaltant la « Polonitude »  à maintes reprises.

Voilà un florilège des horreurs que Melle D. écrit, rapportées par un article sur Internet :

 

« A l’instar de son personnage, l’auteur « aimerait bien oublier qu’elle vit dans un pays horrible qui porte l’étrange nom de Pologne

…les jeunes Polonais semblent ne plus concevoir le sens du patriotisme tellement cher à leurs compatriotes plus âgés. Contrairement à ces derniers, imbus de fierté nationale, voire de chauvinisme, la jeunesse polonaise ose en effet délibérément nier sa polonité : Un autre personnage féminin, rejette ses origines parce que, selon son système de valeurs, celles-ci vont visiblement à l’encontre de son image médiatique. Dans un entretien journalistique, elle annonce : « Certes je ne suis personne, mais au moins je ne suis pas polonaise». Seuls quelques rares personnages tiennent encore à la polonité, se référant constamment à la gloire passée de leur patrie. Cet attachement au pays natal se trouve néanmoins alimenté par une fausse vision historique dont ils sont adeptes. Endoctrinés par une radio nationaliste, ces individus fondent leur affection sur un savoir manipulé par des rédacteurs ultras propolonais. Les patriotes polonais seraient par conséquent dévoués à un pays qui n’a jamais existé. L’Union européenne apparaît pour cette jeunesse déracinée comme l’occasion de se débarrasser d’une identité honteuse. Puisque être polonais équivaut à une sorte de pathologie [sic], ils choisissent résolument de devenir européens et d’affirmer haut et fort : « On n’est pas du tout Polonais, on est des Européens, des gens normaux» ! Il semble en définitive qu’en s’engageant dans la ridiculisation des mythes nationaux, tels devoirs patriotiques, amour inconditionnel de la patrie ou fierté identitaire, l’auteur radicalise son antipolonité d’un texte à l’autre. …La caractéristique négative de la Pologne s’intensifie considérablement dans les deux ouvrages suivants, pour atteindre son paroxysme l’écrivaine se prononce ouvertement pour l’européisme qui apparaît comme le seul moyen de remédier au pénible complexe polonais. »

Voilà, fin de citations de cet article sur Internet consacré à Melle D.

 

« Identité honteuse ! Antipolonité ! pays horrible ! Complexe d’infériorité ! » et j’en passe et des meilleurs. Voilà ce que se permet d’écrire Melle D. Et ça marche ! (voilà un filon pour se faire facilement de la renommée et de l’argent) Ca marche auprès de pseudo-intellectuels masos ou tordus, désireux de passer pour modernistes, évolués, qui encouragent ce genre de personnes à assassiner la Culture polonaise, à nier le patriotisme de ces Polonais qui ont, au cours des évènements dramatiques, consacré leur amour, leur courage et souvent laissé leur vie pour que la Pologne, rayée de la carte par ses ennemis, retrouve l’indépendance et continue de vivre.

De tels propos sont très graves et ils me rappellent une certaine Mme K. que j’ai connue dans une association franco-polonaise de Paris, où elle occupait un poste de co-responsable. Certains d’entre nous qui la côtoyaient ont eu la stupéfaction de l’entendre dénigrer sans vergogne la Pologne et sa Culture, et de recevoir d’elle une série d’e-mails scandaleusement polonophobes (que j’ai gardés soigneusement car cette personne fait preuve d’une telle duplicité, n’hésitant pas à retourner promptement sa veste et nier tout ce qu’elle déclarait la veille, dès que le torchon risque de brûler en la démasquant. A titre d’exemples, cette femme qui se moquait et niait par maints e-mails le courage patriotique – inventé – des Polonais, se faisait photographier peu après, mais oui, devant la statue de Kosciuszko lors de cérémonies ! Les contradictions ne la dérangent pas. De même, cette femme athée, à qui la Pologne traditionnelle croyante est insupportable, se précipite pour se montrer à l’église quand des « grands pontes » y assistent à une messe. Inépuisable hypocrisie.

Bah ! me direz-vous, pas grave, Mme K. est un cas, (comme Melle D.). Bien plus nombreux sont les Polonais ou descendants de Polonais attachés à leur patrie, la respectant et la faisant aimer. Et nombreuses sont les associations franco-polonaises, aux quatre coins de la France où des membres dévoués, admirables, oeuvrent pour la pérénnité de l’âme polonaise et ses valeurs.

Certes, je le sais bien. Mais ne nous y trompons pas et ne sous-estimons pas la toxicité de Mme K. et Melle D.. Chacune à leur façon, elles font beaucoup de mal à l’image de la Pologne et finissent par rendre inaudibles les efforts des associations dévouées, comme il est normal, au bon renom de ce pays.

Je me suis souvent demandé pourquoi Mme K. agissait ainsi, alors qu’elle était (et est toujours !) dans une association qui devrait avoir pour but de faire connaître et apprécier cette Culture polonaise trop ignorée en France, (quasi disparue des manuels scolaires, des médias, des livres). Est-elle dérangée ? C’est fort possible, mais il est apparu plutôt, en définitive, qu’elle est instrumentalisée.

 

Lorsque Mme K. et Melle D. font perfidement passer l’histoire glorieuse-courageuse de la Pologne pour de la pure propagande émanant de ce qu’elles appellent obsessionnellement « des rédacteurs ultra-nationalistes », ce sont elles en réalité qui manipulent honteusement pour nier sans vergogne tout ce que la Pologne a vécu. Comment osent-elles se livrer à ce qui n’a pas d’autre nom que du « négationnisme » (que d’autres peuples savent dénoncer mais que les Polonais, trop timides, trop passifs, lisent en haussant les épaules sans réagir contre une telle abjection).

 

Vous tous, Français ou habitants d’autres pays, qui, je l’ai constaté des milliers de fois, êtes vivement intéressés par cette Pologne trop méconnue, parce que cet intérêt vous est venu d’un coup de cœur pour une œuvre de Chopin, ou pour Wojtyla, ou Mickiewicz, ou Wajda ou de bien d’autres personnages exceptionnels polonais – car ils ont été innombrables à avoir montré du génie autant que du patriotisme, vous tous donc, passez votre chemin, braves gens, y a rien à voir ! Mme K. et Melle D. vous l’assurent, il n’y a que du négatif dans le passé et le présent de la Pologne, heureusement qu’elle va se diluer dans l’Europe… Tout le génie de la Pologne, toute sa glorieuse histoire du temps des Piast, son courage sur les champs de bataille montré par Sobieski acclamé dans toute l’Europe pour avoir arrêté l’avancée de l’islam turc, la bravoure montrée par les militaires polonais morts dans les armées napoléoniennes, pareillement durant la seconde guerre mondiale, la lutte et le beau résultat de Solinarnosc brisant les chaines de tous les pays de l’Est, etc… tout ça c’est du pipeau, ça n’a jamais été, pure invention « ultra-nationaliste », fantasmes de vieux ringards, etc …

 

Nous n’allons pas nous quitter sur cette vision affligeante de Polonais indignes.

Il y a, contrairement à ce que prétend Melle D. dans ses âneries, des très jeunes Polonais ou descendants de Polonais qui ne pensent nullement à renier leur polonité.

Je n’en veux pour exemple que le talentueux jeune chanteur M. POKORA.

Pourquoi porte-t-il ce nom étrange ? lui ont demandé des journalistes. C’est un pseudonyme, Il l’a choisi parce qu’il est de parents polonais. Et que veut dire Pokora ? C’est l’humilité, la modestie, la discrétion, voilà le sens de ce mot, il le dit très simplement.  

 

Après un tel exemple, point n’est besoin de rajouter quoi que ce soit. Juste à souhaiter, en ce début d’année, à ce brillant jeune homme toujours le grand succès qu’il mérite.

Son nom s’ajoutera à la très longue liste des Polonais et descendants de Polonais qui ont fait preuve, au cours des temps, de tant de talent et de tant d’attachement à la mère-patrie.

 

« Complexe d’infériorité », radote Melle D. dans ses livres infâmes où elle a tout faux ? Mais qui est-ce qui fait naître et entretient ce « complexe d’infériorité » qu’elle constate chez les Polonais, si ce n’est des gens comme elle, encouragés par des pseudo-intellectuels masos, tordus, rabaissant la Pologne et les Polonais à qui mieux mieux ? Vous avez déjà lu de tels propos infamants concernant d’autres peuples ? Moi je suis persuadée que tout autre peuple refuserait de se laisser ainsi salir. Et c’est ainsi que c’est toujours la Pologne qui a l’image la plus dégradée, la plus dévalorisée … A cause de comportements destructeurs comme celui de ces deux femmes, on ne s’étonne pas que la Pologne soit systématiquement dépossédée de tout mérite dans les combats que les Polonais ont su mener et obtenir des résultats exceptionnels (je veux parler par exemple de la libération des anciens pays de l’Est, sortis du joug russo-communiste après dix ans de lutte de Solidarnosc. Je frémis quand j’entends à présent définitivement attribuer ce mérite aux Berlinois qui « ont eu le sublime courage de faire tomber le mur de Berlin » !) Voilà à quel néant aboutit le négationnisme de ces personnes-là. Bravo !

Aussi, chers lecteurs-internautes, ne baissons pas les bras passivement devant de tels propos, dénonçons-les et remettons les fermement à leur place. Par respect pour tous ceux qui ont donné ses lettres de noblesse à la Pologne, sa dignité, son éclat, par respect pour ces travailleurs immigrés si modestes, dont je suis moi-même issue, qui aimaient leur peuple tout naturellement (et pas parce qu’ils étaient manipulés !) et qui jamais n’auraient laissé dire de telles infamies contre leur pays bien-aimé. Ils étaient peut-être modestes, simples, oui, mais ô combien pleins de bon sens. La polonitude, ils la portaient dans leur coeur. C’est sur eux qu’on devrait prendre exemple.

Votre Hermine,

(en toute pokora !)

 

 

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Catégories : 9 - Les mots doux d'Hermine, Actualités | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “7ème mot doux d’Hermine – Polonité…Polonitude

  1. Tomczak

    Bravo Madame Hermine.
    Je regrette que je ne connais mieux le francais, pour vous donner le message adequat.
    Chaque mot, chaque idee ici est vrai. Je suis Polonaise et j’ai ete toujours fiere de cela.
    Je suis bouleverse lisant aux femmes qui donnent l’attestation si tort et si mal pour Pologne,
    pour ma patrie.
    Zofia

    • Merci, Zofia, de me manifester votre soutien. Nous ne nous connaissons pas mais nous faisons partie de cette grande famille de Polonais et descendants de Polonais qui aiment leur pays et leur peuple, qui respectent tout ce que nos ancêtres ont vécu avec dignité, tout ce que beaucoup de Polonais exceptionnels ou anonymes ont apporté non seulement à leur pays mais au monde entier.
      Il est temps de réagir contre ces dénigrements sans fin de la part de « tordus ». Qui les instrumentalise ? Que cherchent-ils ? S’ils ont pour but d’assassiner la Culture et l’Histoire de la Pologne, ils ont pleinement réussi. La Pologne est devenue le néant pour la plupart des Occidentaux sur le plan culturel. Presque personne ici ne connaît d’écrivains, d’artistes, de rois, et autres personnages polonais prestigieux qui étaient auparavant fort connus en France.
      Il est temps de dire tous ensemble : Nous en avons assez de voir salir la Pologne par ces irresponsables et ces diffamateurs, ces négationnistes et ces destructeurs !
      Amicalement.
      Hermine.

  2. très beau blog thématique, en effet,
    pour comparer au mien je dirais que
    Vous auriez matière à faire beaucoup+d’articles si Vous les partagiez en petites parties
    comme j’ai fait récemment par expl pour ceux sur l’histoire de l’avortement en Pologne…

    beaucoup de Vos articles sont très bons mais trop longs pour les lecteurs.
    alors je ne Vous critique pas et au début, moi aussi je faisais cette même
    erreur, que l’on retrouve là encore
    dans la longueur de mes phrases…

    alors bonne continuation puis à bientôt

    rendez Vous sur Votre blog ou le mien.

  3. 31 août 1980 : Lech Wałęsa signe l’Accord de Gdańsk et obtient, en plus de quelques revendications légitimes, la reconnaissance du syndicat Solidarność qui servira d’amortisseur entre le peuple et le pouvoir en place.
    13 décembre 1981, Wojciech Jaruzelski déclare l’état de guerre (Stan wojenny) en Pologne, Wałęsa est arrêté dans la nuit. La loi martiale sera annulée le 22 juillet 1983.
    L’intervention redoutée des troupes russes (embourbées dans le conflit en Afghanistan) n’aura pas lieu et le « printemps polonais », contrairement à celui de Prague pourra continuer jusqu’aux élections de juin 1989 où Solidarność remporte 99 sièges sur 100 au Sénat stupéfaction dans le bloc de l’Est, la Hongrie ouvre sa frontière en juillet et le mur de Berlin tombe le 9 novembre 1989.
    Difficile ensuite de dire que les événements polonais n’ont pas eu d’influence sur l’effondrement du bloc communiste…

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