Théâtre ENTREPOT PARIS – Gabriela ZAPOLSKA

Gabriela ZAPOLSKA revit au théâtre de l’ENTREPOT

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Figurez-vous que, tout récemment, Hermine – toujours curieuse – s’est glissée dans une salle d’un théâtre parisien pour y découvrir un spectacle dont elle avait entendu parler.

Cette rencontre avait lieu le 28 mai 2013 au théâtre de l’ENTREPOT, qui se trouve dans le quartier Montparnasse à Paris, (rue Francis de Pressensé entre les stations de métro Pernéty et Plaisance).

–          Il s’agissait d’un grand moment de « lectures-spectacles », consacré à une Polonaise exceptionnelle des années 1900, que vous ne connaissez peut-être pas beaucoup :

–         Gabriela ZAPOLSKA

(Mais si, vous la connaissez déjà un peu, si vous avez lu sur ce site la rubrique «Littérature polonaise ». Il y a un petit article résumant la vie et l’œuvre de cette femme qui fut un mélange de Colette et Sarah Bernard, une personnalité hors du commun. Rappelons que sa pièce de théâtre sans doute la plus connue est « Moralnosc Pani Dulskiej » où elle fait la satyre d’une certaine hypocrisie bourgeoise.

Dans sa prime jeunesse, Zapolska fut actrice de théâtre dans son pays natal, la Pologne ; c’est aussi pour jouer au théâtre qu’elle vint à Paris et y passa plusieurs années, autour des années 1900 (notamment au théâtre Antoine).

–          Son talent était multiple. Elle devint également journaliste et écrivain de tendance très réaliste, s’intéressant particulièrement au sort des femmes les plus déshéritées (filles-mères, femmes sans ressources, aliénées mentales). C’est ainsi qu’elle observa attentivement les patientes du service de Charcot de l’hôpital Salpêtrière de Paris. Un sort terrible à cette époque.

–          Et c’est le sujet de la première des deux courtes pièces de théâtre de cette représentation.

–          « LA LECON DE CHARCOT». L’auteur y a décrit avec beaucoup de réalisme le comportement des malades, leurs souffrances et leur détresse, décrivant également leur médecin, Charcot.

La seconde pièce, autre aspect du talent de Zapolska, s’appelle « STELLA MARIS ». La pièce, tout en nuances, est empreinte de poésie sous le drame : Une femme erre sur la plage, regarde des enfants jouer dans le sable et cette vision n’est que souffrances pour elle. Elle entre en conversation avec un inconnu qui s’avère être un prêtre et qui tente de soulager ses tourments. Elle lui apprend le terrible souvenir qui la hante à jamais : elle a tué jadis son nouveau-né…

Cette œuvre est particulièrement poignante lorsqu’on sait quelle jeunesse chaotique a vécue l’auteur : Séparée de son premier mari, elle a eu une liaison avec le directeur d’une troupe de théâtre, a mis au monde un enfant qui, confié à une nourrice, n’a pas survécu. C’est sans nul doute beaucoup de ses affres que Zapolska a retransmises dans « Stella Maris ».

Pardonnez-moi de le répéter encore : Les artistes et autres personnages exceptionnels Polonais sont trop méconnus en France.

Zapolska fut une femme en avance sur son temps, courageuse, libre, féministe, active et talentueuse. Vous pourrez trouver à la Librairie Polonaise, boulevard Saint-Germain à Paris.

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